Les Deux Pigeons Paix et Liberté 1952
Les Deux Pigeons Paix et Liberté 1952
Les Deux Pigeons Paix et Liberté 1952
Les Deux Pigeons Paix et Liberté 1952
Les Deux Pigeons Paix et Liberté 1952
Les Deux Pigeons Paix et Liberté 1952

Les Deux Pigeons Paix et Liberté 1952

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L'affiche de propagande de 1952 « Les Deux Pigeons », diffusée par l'organisation anticommuniste française Paix et Liberté, saisit avec esprit et satire un moment charnière des tensions de la Guerre froide en France. Reprenant une célèbre réplique de la fable de Jean de La Fontaine « Les Deux Pigeons », l'affiche mêle humour et critique acerbe des figures communistes et du climat politique de l'époque.

Le 28 mai 1952, en pleine guerre froide, Jacques Duclos, figure emblématique du Parti communiste français (PCF), fut arrêté par la police après avoir participé à une manifestation du Mouvement de la Paix contre la visite du général américain Matthew Ridgway à Paris. Dans la voiture où se trouvaient Duclos, sa femme et son garde du corps, la police découvrit un pistolet, une radio et un panier contenant deux pigeons. Ces pigeons furent au cœur d'une affaire rocambolesque qui fit rapidement grand bruit.

Soupçonnant les pigeons d'être impliqués dans une opération d'espionnage, la police émit l'hypothèse qu'il pouvait s'agir de pigeons voyageurs soviétiques utilisés pour transporter des messages. Duclos, cependant, rétorqua que les oiseaux étaient déjà morts, destinés simplement à être mangés. Comble de l'absurdité, les pigeons furent autopsiés afin de vérifier la présence de microfilms ou de messages cachés, transformant l'incident en une farce nationale.

L'affiche de Paix et Liberté caricature avec brio cet incident absurde. Elle représente deux pigeons : l'un rouge, symbole du communisme, l'autre blanc, évoquant la paix. Le pigeon rouge, prisonnier d'une cage, fixe d'un regard furieux le pigeon blanc, libre, perché à l'extérieur et tenant un rameau d'olivier. Le choix des couleurs et leur symbolisme sont sans équivoque : le rouge est associé à l'Union soviétique et au PCF, tandis que le blanc représente les idéaux de liberté et de démocratie.

Au-dessus de l'illustration figure un vers de la fable de La Fontaine :
"Mon frère at-il tout ce qu'il veut ? Bon souper, bon gîte, et le reste ?"
(« Mon frère a-t-il tout ce qu’il désire ? Un bon repas, un bon logement, et le reste ? »)

Cette citation astucieuse se moque de Duclos et du Parti communiste, révélant leur hypocrisie : prétendre lutter pour le peuple tout en s’adonnant à des plaisirs personnels. L’image joue sur l’absurdité de l’épisode de l’autopsie du pigeon, le transformant en une critique anticommuniste percutante.

Paix et Liberté, fondée en 1950, était une organisation de propagande française qui s'opposait à l'influence communiste pendant la Guerre froide. Elle produisait des affiches, des tracts et des caricatures destinés à ridiculiser et discréditer le PCF et son alliance avec l'Union soviétique. « Les Deux Pigeons » illustre parfaitement leur recours à l'humour et à l'allégorie pour influencer l'opinion publique contre des figures communistes comme Duclos.

En s'appuyant sur une fable bien connue du public français, l'affiche a efficacement communiqué son message à un large public. La référence à La Fontaine lui a conféré une résonance culturelle, tandis que le style caricatural des illustrations a assuré son accessibilité et sa mémorisation.

L'incident de l'arrestation de Duclos et des pigeons devint un symbole de la paranoïa de la Guerre froide et des extrémités absurdes auxquelles les gouvernements se livraient pour démasquer l'espionnage. L'affiche elle-même demeure un témoignage fascinant de l'époque, illustrant comment la propagande était utilisée pour mêler humour et critique politique acerbe. Elle résume les tensions de la France de 1952, où le sentiment anticommuniste et la crainte de l'influence soviétique dominaient le débat public.

Aujourd'hui, « Les Deux Pigeons » est apprécié non seulement comme un témoignage de la Guerre froide, mais aussi comme une illustration de la puissance de la satire visuelle dans la communication politique. La juxtaposition astucieuse de la fable moralisatrice de La Fontaine et d'une farce politique bien réelle immortalise un moment unique de la vie politique française du XXe siècle.

Affiche originale

Propagande - Caricature - Politique

Mon frère fait tout ce qu'il veut : un bon souper, un bon chalet, et le reste ? La Fontaine - Le 28 mai 1952, en pleine guerre froide, Jacques Duclos, chef du PCF clandestin pendant la guerre et secrétaire général par intérim du parti, rentre chez lui après la manifestation organisée sous l'égide du Mouvement pour la paix contre la venue du général américain Ridgway à Paris.

La voiture dans laquelle se trouvaient l'homme, sa femme et son garde du corps a été saisie par la police.
Dans la voiture, on a trouvé un pistolet, une radio et deux pigeons dans un panier.

La police, véritables chiens de chasse, supposa que les pigeons voyageurs étaient utilisés pour transporter des messages aux Soviétiques.

Jacques Duclos a démontré à la police que les pigeons étaient morts et ne pouvaient donc pas transporter de messages. Ils étaient destinés à être consommés au dîner.

Il fut tout de même arrêté. Le lendemain, les pigeons furent autopsiés afin de tenter de trouver des microfilms destinés aux Soviétiques.

Jacques Duclos fut libéré au bout d'un mois, après une campagne du Parti communiste.

Bon état, légères traces de plis

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